CHAPITRE LXIX. - La prière du fidèle n'est pas viciée si, au moment où il la fait, on lui jette sur le dos des impuretés ou le cadavre d'un animal.
TITRE IV
DES ABLUTIONS
CHAPITRE LXIX. - La prière du fidèle n'est pas viciée si, au moment où il la fait, on lui jette sur le dos des impuretés ou le cadavre d'un animal. -- Quand Ibn-'Omar faisait sa prière, s'il apercevait sur son vêtement du sang, il ôtait ce vêtement et achevait sa prière. -- Ibn-El-Mosayyab et Ech-Cha'bi ont dit : "Quiconque, étant en prière, voit sur son vêtement du sang ou du sperme, s'aperçoit qu'il n'est point tourné du côté de la Qibla ou qu'il a fait la lustration pulvérale alors qu'il a, après coup, trouvé à temps de l'eau, ne recommencera pas la prière."
1. 'Abdallah-ben-Mas'oud rapporte le fait suivant : "Le Prophète était prosterné, --- ou, suivant un autre isnâd, priait près du temple --- pendant que Abou-Djahl et ses compagnons étaient assis (près de là). L'un de ces derniers dit aux autres : "Qui d'entre vous ira, dans la boucherie des Benou un tel, chercher un placenta et le posera sur le dos de Mohamed lorsqu'il se prosternera ?" Le plus misérable de ces gens-là se détacha du groupe et rapporta le placenta ; puis il attendit que le Prophète se prosternât. A ce moment, il plaça le placenta sur le dos de Mohamed entre les deux omoplates. Témoin de cette scène, ajoute 'Abdallah, il ne me fut pas possible d'empêcher la chose, en eussé-je eu d'ailleurs le pouvoir. Alors ces gens se mirent à rire, se rejetant la faute les uns sur les autres. Pendant ce temps, l'Envoyé de Dieu était resté prosterné, et il ne releva pas la tête jusqu'au moment où Fâtima survint. Alors elle rejeta l'ordure loin du dos du Prophète et celui-ci leva la tête en disant à trois reprises : "Ô mon Dieu, à toi de tirer vengeance des Qoraïch !" Cette malédiction peina vivement les Qoraïch, car ils pensaient que toute invocation faite à la Mecque devait être exaucée. Ensuite le Prophète désigna chacun nominativement et dit : "Ô mon Dieu, charge-toi de Abou-Djahl, charge-toi de 'Otba-ben-Rebî'a, de Chaïba-ben-Rebî'a, de El-Walîd-ben-'Otba, de Omayya-ben-Khalaf, de 'Otba-ben-Abou-Mo'ayt", et il en désigna un septième dont le nom n'a pas été retenu. "Par Celui entre les mains de qui est ma vie, ajouta 'Abdallah, j'ai vu tous ceux que l'Envoyé de Dieu avait énumérés gisants dans le qalîb (puits), le qalîb de Bedr."