CHAPITRE LXXX. - De la poterne et des couloirs dans la mosquée.

Publié le par laplumedelislam

TITRE VIII
DE LA PRIERE

CHAPITRE LXXX. - De la poterne et des couloirs dans la mosquée.

1. Abou-Sa'îd-El-Khodry a dit : "Le Prophète faisant un prône s'exprima ainsi : "Dieu ayant donné à un de ses adorateurs le choix entre les biens de ce monde et ceux qui sont par devers Dieu, cet homme a choisi ce dernier lot." Abou-Bakr s'étant mus alors à pleurer, je me demandai en moi-même ce qui faisait pleurer ce vieillard. "Si, me disais-je, Dieu a donné à un de ses adorateurs le choix entre les biens de ce monde et ceux qui sont par devers Dieu cet homme a choisi ce lot, c'est l'Envoyé de Dieu qui est adorateur." Mais Abou-Bakr était mieux informé que nous là-dessus. Alors, s'adressant à lui le Prophète lui dit : "Ô Abou-Bakr, ne pleure pas : l'homme qui a été le plus généreux vis-à-vis de moi avec son affection et sa fortune c'est Abou-Bakr. Si j'avais dû choisir quelqu'un parmi mon peuple comme ami, certes j'aurais choisi Abou-Bakr, mais la fraternité islamique et l'affection réciproque des fidèles (sont préférables à l'amitié). Qu'on ne conserve aucune porte particulière de la mosquée sans la boucher, sauf celle d'Abou-Bakr."

2. Ibn-'Abbâs a dit : "Au cours de la maladie qui devait l'emporter, l'Envoyé de Dieu sortit (pour aller à la mosquée) ; il avait la tête entourée d'un linge. Il s'assit sur la chaire, loua Dieu, le glorifia et dit ensuite : "Il n'y a personne qui m'ait été plus dévoué dans sa personne et dans ses biens que Abou-Bakr-ben-Abou-Qohâfa. Si j'avais dû choisir un ami parmi les hommes, certes j'aurai choisi Abou-Bakr. Mais l'affection islamique est préférable. Après-moi, bouchez toutes les poternes de cette mosquée, sauf celle de Abou-Bakr."

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