CHAPITRE LXXXVIII. - Du fait de croiser les mains à la mosquée ou ailleurs.

Publié le par laplumedelislam

TITRE VIII
DE LA PRIERE

CHAPITRE LXXXVIII. - Du fait de croiser les mains à la mosquée ou ailleurs.

1. Ibn-'Omar - ou, selon d'autres, Ibn-'Amr, - a dit : "Le Prophète croisait ses doigts."

'Asim-ben-Mohammed rapporte qu'il a entendu ce hadiths de la bouche de son père, mais qu'il l'avait pas retenu. "Mon frère Wâqid, dit-il, me le remémora en disant qu'il l'avait entendu de notre père qui le tenait de 'Abdallah sous la forme suivante : "L'Envoyé de Dieu dit : "O 'Abdallah-ben-'Amr, comment se fait-il que toi tu sois resté au milieu d'une tourbe de gens ainsi (ce disant, il croisait ses doigts)."

2. D'après Abou-Mousa, le Prophète a dit : "Le croyant par rapport à un autre croyant, est comme les matériaux d'une construction qui se soutiennent les uns les autres." Et, ce disant, il croisa ses doigts.

3. D'après Ibn-Sîrîn, Abou-Horaïra a dit : "L'Envoyé de Dieu fit avec nous une des deux prières du soir." --- "Et, ajoute Ibn-Sîrîn, il désigna une des deux, mais je ne me souviens plus de laquelle." --- "Le Prophète pria deux rika' avec nous, puis, après avoir fait la salutation finale, il se leva et alla vers une poutre étendue en travers de la mosquée. Il s'appuya sur cette poutre avec toute l'apparence de la colère et, mettant sa main droite sur sa main gauche, il croisa les doigts. Il plaça ensuite sa joue droite sur la paume de sa main gauche. Les gens pressés se rendirent alors vers les portes de la mosquée en disant : "La prière a été raccourcie." Parmi les assistants se trouvaient Abou-Bakr et 'Omar, mais ils n'osèrent adresser la parole au Prophète. A ce moment, un homme d'entre les fidèles, dont les mains étaient fort longues et qu'à cause de cela on avait surnommé "l'homme aux deux mains", s'adressa au Prophète en ces termes : "Ô Envoyé de Dieu, as-tu oublié quelque chose ou bien as-tu voulu raccourcir la prière --- Je n'ai rien oublié, répondit-il, et n'ai pas voulu raccourcir (la prière)." Puis, s'adressant aux fidèles, le Prophète dit : "Les choses sont-elles comme vient de le dire l'homme aux deux mains ? --- Oui, "répliqua-t-on. Alors le Prophète s'avançant acheva ce qu'il avait omis de la prière ; il fit la salutation finale, prononça le tekbîr, se prosterna comme il le faisait habituellement ou même plus longtemps que d'ordinaire, releva la tête, fit la salutation finale, prononça le tekbîr, le prononça une seconde fois, se prosterna comme d'habitude ou plus longuement encore, releva la tête et prononça le tekbîr." Comme on demandait à Ibn-Sîrîn s'il ne fallait pas ajouter : "ensuite il fit la salutation finale" celui-ci répondit : "On m'a rapporté que 'Imrân-ben-Hosaïn aurait dit : "ensuite il fit la salutation finale."

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