CHAPITRE XC. La sotra (aucun terme français ne saurait rendre l'idée exacte du mot sotra dont le sens primitif est toute chose qui sert à couvrir, protéger ou former écran. Rien dans les commenta
TITRE VIII
DE LA PRIERE
CHAPITRE XC. La sotra (aucun terme français ne saurait rendre l'idée exacte du mot sotra dont le sens primitif est toute chose qui sert à couvrir, protéger ou former écran. Rien dans les commentaires n'indique l'origine de cette pratique dont le but apparent est de faire reconnaître aux étrangers que le fidèle est en prière.) de l'imâm sert de sotra à ceux qui prient derrière lui.
1. 'Abdallah-ben-'Abbâs a dit : "A l'époque où j'approchais de l'âge de la puberté, je m'avançais un jour monté sur ânesse. A ce moment l'Envoyé de Dieu était à Mina faisant la prière avec les fidèles sans qu'il y eût de mur devant lui. Après avoir passé devant une rangée de fidèles, je descendis de dessus mon ânesse que je lâchai pour qu'elle allât paître ; puis je m'introduisis dans le rang et personne ne me fit un reproche de ce que je venais de faire."
2. D'après Ibn-'Omar, le jour de la fête (de la rupture du jeûne), lorsqu'il sortait, l'Envoyé de Dieu donnait l'ordre d'apporter une pique et de la planter devant lui et c'est devant cette pique qu'il faisait la prière, tandis que les fidèles étaient rangés derrière lui. Il agissait de même en voyage et c'est de là que les émirs ont pris cet usage.
3. Abou-Djohaïfa rapporte que le Prophète fit avec eux la prière à El-Batha ayant devant lui une pique. A la prière de midi, il pria deux rika' et en pria autant à la prière de l'après-midi. Durant ce temps femmes et ânes passaient devant lui (au delà de la pique et non entre la sotra et le Prophète).