CHAPITRE XXX. - Quand on est chaussé de sandales on doit se laver les pieds et non simplement frotter (de la main humide) ses sandales.
TITRE IV
DES ABLUTIONS
CHAPITRE XXX. - Quand on est chaussé de sandales on doit se laver les pieds et non simplement frotter (de la main humide) ses sandales.
1. 'Obaïd-ben-Djoraïdj dit un jour à 'Abdallah-ben-'Omar : "Ô Abou-'Abderrahman, je t'ai vu faire quatre choses que je n'ai jamais vu faire à aucun de tes compagnons. --- Et quelles sont ces choses, ô Ibn-Djoraïdj, demanda 'Abdallah ? --- Eh ! bien, reprit Ibn-Djoraïdj, je vois que tu ne touches que deux coins (de la Ka'ba), les yéménites (c'est-à-dire les deux angles qui se trouvent du côté du Yemen.) ; tu ne chausses que des sandales dites sibtiya (nom que l'on donnait aux chaussures dont le cuir avait été tanné avec une plante appelé sobt ; c'étaient les chaussures des gens aisés.) ; tu teins tes vêtements en jaune et, enfin, à la Mecque, tandis que les pèlerins se mettent en ihrâm aussitôt qu'ils aperçoivent la nouvelle lune, toi, pour le faire, tu attends le jour de l'Abreuvement (Le 8 du mois de Dzou'l-hiddja, au lieu du 1er de ce mois.). --- Pour ce qui est des coins, répondit 'Abdallah, l'Envoyé de Dieu, je l'ai vu, ne touchait que les deux yéménites. Pour ce qui est des sandales dites sibtiya, j'ai vu l'Envoyé de Dieu mettre des chaussures dont le cuir n'avait aucun poil et faire ses ablutions en les gardant ; aussi aimé-je à porter de pareilles chaussures. Quant à la couleur jaune, j'ai vu l'Envoyé de Dieu faire teindre en cette couleur ; j'aime donc à faire teindre aussi. Enfin, au sujet de la prise de l'ihrâm, j'ai constaté que l'Envoyé de Dieu ne le prenait point avant qu'on n'eût mis en marche sa monture."