CHAPITRE XXXVI. - De la crainte qu'éprouve le croyant de perdre, sans s'en douter, le fruit de ses oeuvres.
TITRE II
DE LA FOI
CHAPITRE XXXVI. - De la crainte qu'éprouve le croyant de perdre, sans s'en douter, le fruit de ses oeuvres.
Ibrahim-Et-Teimy a dit : "Jamais je n'ai mis en regard ce que je disais et ce que je pratiquais sans redouter d'être taxé de menteur."
Ibn-Abou-Molaïka disait : "J'ai connu trente des Compagnons du Prophète qui tous, sans exception, craignaient qu'on ne les accusât personnellement d'hypocrisie et pourtant, aucun d'eux n'aurait prétendu avoir la foi d'un Gabriel ou d'un Mikaël."
On rapporte, d'après El-Hasan (El-Basry), qu'il disait : "Le vrai croyant la redoute (l'hypocrisie) ; seul l'hypocrite se croit à l'abri de ce danger."
On doit se garder de persévérer dans les luttes fratricides et dans la rébellion, sans vouloir se repentir, parce qu'il est dit dans le Coran : "...et qui n'ont point persévéré dans leurs actions quand ils ont su" (sourate III, verset 129).
1. Zéïd (ben-El-Hariths) a dit : "Comme j'interrogeai Abou-Waïl au sujet des Mordjiïtes (Les mordjiïtes estimaient que la foi consistait uniquement dans la croyance du coeur en sorte qu'on pouvait avoir la foi tout en commettant des actes répréhensibles. Pour plus de détails sur cette secte musulmane.), il me répondit : "Injurier un musulman, c'est faire acte d'impiété ; le combattre, c'est faire acte d'infidélité."
2. Selon 'Obâda-ben-Es-Sâmit, l'Envoyé de Dieu étant sorti pour annoncer quelle était la nuit du destin, deux hommes d'entre les musulmans se prirent de querelle à ce moment. "J'étais venu, dit alors le Prophète, pour vous parler de la nuit du destin, mais un tel et un tel s'étant pris de querelle, cela m'a fait oublier sa date, et il se peut que cette circonstance soit heureuse pour vous. Cherchez cette date entre les 26, 28 et 24 (du mois de ramadân).