Les désirs de l'âme
| Le livre des exercices spirituels de l'âme et de l'amélioration du caractère - كتاب رياضة النفس و تهذيب الخلق و معالجة أمراض القلوب |
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فصل في شهوات النفوس |
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Nous avons indiqué que les désirs de l'âme n'ont été instaurés que pour une utilité évidente, car sans le désir de manger on ne pourrait plus se nourrir, et sans le désir sexuel, il n'y aurait plus d'espèce humaine. Ce qui est détestable, c'est la futilité des désirs et leur emprise. Mais il y a des gens qui ne comprennent pas cela et se mettent à renoncer à tout ce qui est désiré par l'âme. Car c'est une injustice que de la priver de son droit. En effet, l'âme a son droit, conformément à la parole du Prophète - صلى الله عليه وآله وسلم - : « Ton âme a un droit sur toi ».
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Ainsi, ces gens vont jusqu'à dire par exemple : Cela fait tant d'années que je désire telle chose, mais je ne l'ai jamais touchée. Ceci constitue une attitude déviante par rapport au principe de licite, et une opposition à la Sunna de l'Envoyé d’Allah - صلى الله عليه وآله وسلم -.
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En effet, il prenait des mets appétissants comme les sucreries, le miel surtout, et bien d'autres choses. Aussi, on ne doit pas prêter grande attention à l'ascète dépourvu de savoir, qui prive totalement son âme de ce qui est désirable, car un tel homme est plus proche de l'injustice que de l'équité.
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C'est dire qu'on ne renonce à ce qui est désiré que lorsqu'il y a difficulté pour y accéder, comme par exemple, lorsqu'on ne l'obtient que par des procédés répréhensibles, ou qu'on craint que sa consommation provoque le relâchement de la détermination, ce qui amène l'âme à le priser en permanence ou à s'en accoutumer, ou qu'on y appréhende un surplus de satiété qui engourdit le fidèle et l'empêche d'observer ses actes de dévotion.
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Quant à prendre ce qui est désirable à certains moments pour renforcer l'âme, ceci est comparable à la médecine pour le malade. On le loue et on ne le réfute pas, car il est bon d'être doux avec l'âme pour qu'elle ait la force de poursuivre le cheminement.