CHAPITRE VII. - Lorsque celui qui est en état d'impureté redoute une maladie, ou la mort, ou encore qu'il craigne de souffrir de la soif, il peut faire la lustration pulvérale
TITRE VII
DE LA LUSTRATION
CHAPITRE VII. - Lorsque celui qui est en état d'impureté redoute une maladie, ou la mort, ou encore qu'il craigne de souffrir de la soif, il peut faire la lustration pulvérale. -- On raconte que 'Amr-ben-El-'As, se trouvant en état d'impureté durant une nuit froide, fit la lustration pulvérale et récita ces mots du Coran : "Ne tuez point vos propres personnes, certes Dieu s'est montré indulgent à votre égard" (sourate IV, verset 33). Le fait ayant été rapporté au Prophète, celui-ci ne formula aucun blâme.
1. D'après Abou-Wâïl, Abou-Mousa dit à 'Abdallah-ben-Mas'oud : "Celui qui ne trouve pas d'eau, ne fait donc pas la prière ? --- Non, répondit 'Abdallah, même si durant un mois je ne trouve pas d'eau je ne ferais pas la prière, car si je tolérais cela de leur part, lorsque l'un d'eux trouverait qu'il fait froid il dirait : il faut faire de même, c'est-à-dire pratiquer la lustration pulvérale et faire ensuite la prière. --- Alors, dit Abou-Mousa, que deviennent les paroles de 'Ammâr et 'Omar ? --- Eh bien, répondit 'Abdallah, je n'ai pas vu que 'Omar se soit contenté de l'opinion de 'Ammâr."
2. D'après El-A'mach, Chaqîq-ben-Salama a dit : "J'étais auprès de 'Abdallah et de Abou-Mousa, quand celui-ci lui dit : "Que penses-tu, ô Abou-'Abderrahman, que doive faire celui qui étant en état d'impureté ne trouve pas d'eau ? --- Il ne doit pas prier tant qu'il n'a pas trouvé d'eau, répondit 'Abdallah. --- Et alors, reprit Abou-Mousa, comment pourrais-tu mettre en pratique les paroles de 'Ammâr lorsque le Prophète lui dit : "Cela te suffit." --- Ne vois-tu pas cependant, repartit 'Abdallah, que 'Omar ne s'était pas contenté de ce que lui avait dit 'Ammâr. --- Laisse-nous tranquille, s'écria Abou-Mas'oud, avec les paroles de 'Ammâr. Comment feras-tu (pour t'accorder) avec le verset ?" 'Abdallah ne sut que répondre à cela, et il ajouta : "Si nous leur accordions une tolérance à cet égard, on ne tarderait pas à voir l'un d'eux abandonner l'eau quand elle est (trop) froide, pour faire l'ablution pulvérale."
"Comme, ajoute El-A'mach, je disais à Chaqîq : "'Abdallah avait tout simplement de la répugnance pour la lustration pulvérale. --- Oui", me répondit-il.