CHAPITRE XXXVI. - De la récitation du Coran et d'autres actes (religieux) à la suite d'une impureté accidentelle.
TITRE IV
DES ABLUTIONS
CHAPITRE XXXVI. - De la récitation du Coran et d'autres actes (religieux) à la suite d'une impureté accidentelle. -- Mansour rapporte d'après Ibrahîm qu'il n'y a aucun inconvénient à réciter le Coran au bain, ni à y rédiger une lettre (à cause des formules religieuses par lesquelles elles débutent d'ordinaire.) sans faire d'ablution. Hammâd a dit d'après Ibrahîm : "Quand ceux qui sont aux bains sont drapés, saluez-les ; sinon ne les saluez pas."
1. Ibn-Abbâs rapporte que 'Abdallah-ben-'Abbâs lui racontant qu'il avait passé la nuit chez sa tante maternelle, Maïmouna, femme du Prophète, s'exprima ainsi : "Je m'étendis en travers du coussin (ce mot doit être pris sans doute dans le sens de matelas.), tandis que l'Envoyé de Dieu s'endormit jusqu'au milieu de la nuit. Un peu avant ou un peu après minuit il se réveilla, se mit sur son séant en se frottant, pour s'éveiller, le visage avec sa main. Ensuite il récita les dix versets qui terminent la sourate intitulée : La Famille de 'Imrân (troisième sourate du Coran) ; puis il alla prendre une outre suspendue là, fit ses ablutions de la manière la plus complète et se mit à prier.
"A ce moment, ajoute Ibn-'Abbâs, je me levai à mon tour, et, après avoir fait exactement ce qu'avait fait le Prophète, j'allai me placer debout à son côté. Il posa alors sa main sur ma tête, prit mon oreille droite et la roula entre ses doigts. Après cela il fit à six reprises différentes deux reka', puis une reka' impaire et se recoucha jusqu'au moment où le muezzin arriva. Sa levant aussitôt, il fit deux légères reka' et partit pour aller faire la prière du matin.